ALLONS NOUS VRAIMENT PAYER LA DETTE des GRECS?

Voici une video d’Olivier Passet qui explique tout en 3 minutes 38!!!!!….  Au pire on paierait 10,50 euros par an par contribuable……….Comment est-ce possible?

Regardez la video:
Aïe Aïe Aïe….A première vue ça parait bien compliqué !!!!!
 Reprenons tout calmement:
  • Certains ont fait un calcul très simple: 

Calcul-dette-grecque les 42 millards de la dette divisés, soit par le nombre d’habitants soit par le nombre d’adultes. Les résultats donnent 636 € ou 807 € par français, ce que contribuable refuse tout net!

  • En réalité, l’État -et donc les contribuables- ne rembourse jamais la dette publique. Eh oui !!!

     – Quand un emprunt arrive à échéance, l’État le rembourse en empruntant à nouveau!
    La preuve:  le budget de l’Etat ne comprend jamais une ligne « remboursement des emprunts » mais uniquement une ligne: « paiement des intérêt de la dette »! C’est la différence avec la situation d’un particulier, qui, lui, doit rembourser les emprunts qu’il a contractés auprès de sa banque. Ceci s’explique par le fait  l’État est réputé avoir une durée de vie infinie. Il peut donc être endetté éternellement.
    Alors pourquoi l’Etat Grec doit-il rembourser?????
    L’État grec est dans une situation différente. il rembourse effectivement ses emprunts car il n’a plus accès aux marchés financiers. Ceux-ci ont décidé, en 2010, qu’il n’était plus solvable. Ils ne lui prêteraient qu’à des taux exorbitants! L’Etat grec ne peut donc plus emprunter.

  • Si on effaçait les 2/3 des 40 milliards de la dette grecque. Que se passerait-il?

    En fait nous paierions le renflouement de nos propre banques…Car ce sont les banques françaises qui avaient acheté 40 milliards de dette grecque…Pour éviter leur effondrement, l’Etat a racheté ces dettes. Les dettes grecques sont donc passées du privé (les banques) au public (les contribuables) !
    Si on effaçait les 2/3 de la dette grecque, l’Etat perdrait les intérêts que lui verse la Grèce environ 1,5% soit 400 millions de recettes annuelles alors qu’il continuerait à payer les intérêts des 40 milliards empruntés,  Ce qui représenterait 10,5 euros par an par adulte.
    Et, si la dette grecque était transformée en rente perpétuelle comme le propose le gouvernement grec? Les grecs paieraient alors « perpétuellement » des intérêts sans jamais rembourser la dette. Donc la France paierait « perpétuellement » les intérêts de l’emprunt des 40 milliards , mais recevrait les intérêts payés « perpétuellement » par les grecs. Comme il est probable que le taux d’intérêt versés par la France seraient inférieurs au taux d’intérêt versés à la France par l’Etat grec, le contribuable français….serait gagnant !!!
    S
    Si cette analyse d’Olivier Passet est exacte… Et elle semble l’être, les risques pour les  contribuables français sont faibles…Mais ces 40 milliards font actuellement partie de la dette française (grâce aux banques françaises, ne l’oublions pas !!!!) ; Or celle-ci culmine actuellement à 100%du PIB. Certes, la dette grecque ne représente que 2% du total et les taux d’emprunt sont extrêmement faibles (voire parfois négatifs!) mais il ne faudrait quand même pas que le gouvernement grec donne des idées aux autres pays du Sud…
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LA DETTE GRECQUE…une tragédie ?

TSIPRASAvec la victoire de Syriza aux élections grecques du 25 janvier dernier, les responsables européens sont confrontés pour la première fois à la victoire d’un parti clairement anti-austérité. Un véritable bras de fer va se jouer entre la Troïka (BCE, commission européenne et FMI) et le nouveau gouvernement grec.

POURQUOI ON EST-ON ARRIVÉ LÀ?

Face à l’endettement jugé insupportable de la Grèce, la Troïka accepte de l’aider  à condition qu’elle mette en oeuvre des politiques de « rigueur« :

– baisse des dépenses sociales et  baisse du nombre de fonctionnaires pour   faire diminuer les dépenses de l’Etat
– baisse des salaires pour rendre les produits grecs compétitifs
– privatisations et augmentation des impôts (pour remplir les caisses de l’Etat)

Cette politique  a  provoqué 6 années de récession. 

le PIB a baissé de 25%
– le chômage s’est stabilisé à 26% de la population active (50% pour les jeunes). Seulement 1 chômeur sur 10 touche une allocation en moyenne de 350 euros par mois mais il perd sa couverture santé.
– les salaires ont baissé entre 1/4 et 1/3 …quand ils sont payés! et le SMIC est passé de 751 € à 586€!
– 1/3 des fonctionnaires a été licencié
– les dépenses publiques ont baissé d’1/4, touchant essentiellement les dépenses sociales. En conséquence, 1/4 de la population est sous le seuil de pauvreté et la mortalité infantile a fortement augmenté.
La Grèce a retrouvé un excédent budgétaire primaire (hors remboursement de la dette)…Mais à quel prix!

QUELLES SONT LES CONSÉQUENCES SUR LE PAIEMENT DE LA DETTE?

Personne évidemment ne peut nier que les dysfonctionnements de l’État ( fiscalité défectueuse, corruption, clientélisme…) et de la société  soient à l’origine des difficultés du pays, mais cette politique d’austérité a appauvri la population au point de faire baisser les recettes fiscales (d’autant plus que les armateurs milliardaires et l’église orthodoxe ne paient aucun impôt!) ainsi que la demande donc la production, donc le PIB. Comment en produisant 25% de richesse en moins, la Grèce peut-elle rembourser une  dette  atteignant 175% du PIB??? De plus, un véritable cercle vicieux s’est crée… (voir la video).

QUE DEMANDE LE NOUVEAU GOUVERNEMENT GREC?

Le programme de Syriza a deux faces.

– Côté externe, Athènes ne demande plus l’abandon de ses créances, mais leur remplacement par des obligations perpétuelles ou indexées sur la croissance et ne veut plus entendre parler de la Troïka.

– Côté intérieur, il veut rompre avec les politiques d’austérité menées depuis cinq ans.
Son programme économique mêle réformes de l’Etat, plus grande progressivité de l’impôt et des mesures humanitaires d’urgence  (l’électricité gratuite pour les foyers pauvres, la distribution de coupons alimentaires, gratuité des soins pour les chômeurs). Il veut ainsi relancer l’économie.

La réponse de la BCE ne s’est pas fait attendre:

– Elle a décidé de ne plus accepter, de la part des banques grecques, d’obligations de l’Etat grec en échange de liquidités. Donc plus d’accès à la planche à euros!
La seule solution pour les banques reste le programme d’accès à la liquidité d’urgence (ELA) auprès de la Banque Centrale grecque (à un taux d’intérêt supérieur à celui de a BCE) qui devient de ce fait la seule responsable de l’alimentation en liquidités alors que les épargnants multiplient les retraits aux guichets des banques…yanis-varouflakis
– Les caisses de l’Etat étant vides, le nouveau ministre des Finances, Yánis Varoufákis, a demandé à la BCE de l’autoriser à relever le plafond de ses émissions de dette à très court terme, de 15 à 25 milliards d’euros. La BCE a refusé.
La BCE veut faire comprendre aux Grecs que, sans son programme, il n’y aurait plus de financement .

Hier, à l’occasion de son discours de politique générale le Premier ministre grec

a redit sa volonté d’en finir avec l’austérité qui a conduit le pays dans l’impasse et de négocier un allégement de la dette. Puis il a d’énuméré les mesures qui risquent de sonner comme une nouvelle provocation : « Plusieurs milliers de foyers bénéficieront de dons de nourriture et d’une gratuité de l’électricité, a-t-il déclaré, tandis que les fonctionnaires licenciés illégalement seront à nouveau engagés dans l’administration. » Il a aussi annoncé « le rétablissement graduel, d’ici à 2016, du salaire minimum de 580 à 750 euros ».

LA GUERRE EST DÉCLARÉE …….